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C’est quoi au juste, une marque éco-responsable ?

Publié le vendredi 9 avril 2021 par Izaure

7 minutes de lecture

Depuis la nuit des temps, nous portons des vêtements pour nous protéger du froid et de la chaleur. Si nos ancêtres les utilisaient de manière purement fonctionnelle, les époques et les mentalités changeantes vont leur donner une toute autre fonction. Devenus de véritables miroirs de la condition sociale, les vêtements ont pris une place de plus en plus importante dans nos vies.

Pourquoi sommes-nous amenés à nous poser cette question ?

Tout commence dans les années 1970. Le créateur de la marque Zara propose sur le marché du textile un nouveau concept : rendre accessible le luxe au consommateur moyen en proposant des pièces similaires à celles des grandes marques mais à petit prix. Le concept est validé, de nombreuses marques suivent le mouvement, et ça fonctionne. Le principe ? Produire à moindre coûts, en grandes quantités, en suivant les dernières tendances afin de susciter chez le consommateur le désir et l'envie d’acheter, la volonté de renouveler sans cesse sa garde-robe sans se ruiner et d’être toujours à la pointe de la mode (en gros, toujours plus pour gagner plus). Bienvenue à toi, « fast-fashion », aussi joliment surnommée « mode jetable » !

En façade, s’habiller selon la fast fashion semble peu cher. Mais en réalité, celle-ci a un coût bien trop élevé : pollution extrême qui détruit les écosystèmes et les nappes phréatiques, production toxique qui répond à une consommation toujours plus démesurée, conditions sociales des ouvriers désastreuses… Si fast-fashion ne rimait pas avec désastre écologique et humain, alors pourquoi en parlerait-on autant ?

Les conséquences de la fast fashion

Chaque année, ce sont pratiquement 100 milliards de vêtements qui sont produits dans le monde et la quantité achetée par les consommateurs a doublé depuis les années 2000. 

Au milieu du siècle dernier, un tiers du budget des ménages était consacré à l’habillement. Aujourd’hui, celui-ci représente à peine 5%. Les coûts de production ont baissé et grâce à ce phénomène de « mode jetable », on achète sans complexe, on porte ou non, on jette et on rachète les derniers vêtements « tendances ».

On jette

Seulement, jeter a un coût. Jeter, c’est envoyer ses vêtements en décharge où, 1) ils vont prendre de la place 2) ils vont être amenés à contaminer les sols de par les rejets des produits chimiques et toxiques utilisés lors de leur fabrication 3) les fibres synthétiques vont mettre des siècles à se dégrader sous terre et sous la forme de microparticules de plastiques ou en incinérateur, où d’importantes quantités d’émissions de gaz à effet de serre vont être émises, contribuant au réchauffement climatique (1).

On recycle

Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On recycle ? Oui, mais… Aujourd’hui, à peine 1% des vêtements de la fast-fashion peuvent être revalorisés et on entend par là recyclés (sachant que tout textile ne peut être recyclé tel qu’un textile humide ou tâchés de peinture ou de produits chimiques). L’utilisation de fibres mélangées et l’absence de technologies de recyclage font que seulement 1% des textiles sont transformés en vêtements neufs (2). 
Revaloriser signifie aussi donner une seconde vie à nos vêtements. Donner ou vendre, plusieurs solutions permettent aujourd’hui de leur offrir une nouvelle jeunesse. Si prolonger la durée de vie de nos vêtements semble être une solution pour limiter les impacts écologiques liés à la surproduction textile, il reste encore quelques dérives à surmonter.

On revend

Prenons l’exemple des applications pour vendre nos vêtements. Celles-ci connaissent un véritable succès, liés aux avantages économiques et écologiques qu’elles proposent (et quand tu connais le véritable coût de revient d’un pull H&M, on peut comprendre que certain.e.s préfèrent l’acheter 2€ sur Vinted plutôt que 20€ en magasin) et cet engouement impacte forcément les grandes enseignes qui, nombreuses aujourd’hui, proposent leur propre service de seconde main. Pourtant, malgré un concept intéressant et dans l’air du temps, ce type d’application reste néanmoins pris dans la boucle de la fast-fashion.

« 

Vinted encourage la rotation rapide de modèles, en grande partie issus de la fast fashion, en conférant du pouvoir d’achat aux consommateurs, qui revendent facilement des produits pour en racheter d’autres.

 »
 · 

Alma Dufour, chargée de campagne extraction et surconsommation chez les Amis de la Terre France, dans l’article “S’habiller écolo ? Pas sur Vinted” de Reporterre (3).

Une fois encore, acheter à petit prix selon les dernières tendances reste le maître mot de notre société de consommation.

Ou on donne

L’autre solution qui s’offre à nous est alors de donner. Grâce aux conteneurs à vêtements que l’on peut trouver facilement à proximité de chez soi, un grand nombre d’habits se retrouvent collectés par des entreprises de revalorisation. Ces sociétés ont pour objectif de trier et revaloriser les vêtements pour les revendre dans des boutiques spécialisées de seconde main, et permettre à des personnes dans le besoin de récupérer ces vêtements ou les transforment en matériaux isolants. 

Seulement, les vêtements de fast-fashion ont une durée de vie limitée et pas seulement parce qu’on s’en lasse vite : leur usure est rapide. Alors, comment vendre un produit quasi neuf mais déjà usé ? Et si le geste est important non seulement d’un point de vue écologique mais aussi social, qui aurait besoin d’un vêtement décousu, abîmé, rugueux, d’une robe ultra décolletée ou d’une jupe très courte et sans forme ? Personne. C’est ainsi que près des ¾ des vêtements produits chaque année se retrouvent jetés à la poubelle.

« 

Incinérer un produit qui peut être valorisé, c’est une aberration environnementale et un poids économique pour nous.

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 · 

Pascal Millevile, directeur du Relais Bretagne (4).

Aujourd’hui, dans de nombreux pays d’Europe, ce secteur est fortement impacté. Et à vêtement jetable, travail jetable ! Sous-traitance, précarité, endettement, lieu de travail insalubre, maladies professionnelles liées aux conditions de travail…

Bref

En résumé, la fast-fashion serait donc synonyme de pratiques malhonnêtes, d’économie informelle, de précarité et de pollution extrême, et on le sait. Articles de presse, reportages, réseaux sociaux… L’industrie textile fait parler d’elle et c’est de ce constat que de nombreux acteurs ont décidé d’agir. Si la source du problème n’est pas seulement liée à la surproduction et la quantité de déchets générée, c’est donc à l’ensemble du système de production de la fast-fashion qu’il faut s’attaquer. Cette prise de conscience émerge dans les années 1990 au travers du mouvement « slow-fashion » qui vise à prendre le contre pied de ce phénomène, en cherchant à mettre en avant une production lente et responsable, limitant surproduction, surconsommation et pollution. 

Slow-fashion, la mode éco-responsable de demain

Les marques engagées dans la « slow-fashion », jouent sur les principes inverses de ceux mis en place par la fast fashion pour tenter d’inverser la tendance. Ainsi, la slow fashion privilégie en priorité la qualité du vêtement plutôt que la quantité. Et va de pair avec la qualité du vêtement, sa qualité de production. Les marques dites « éco-reponsables » cherchent alors à agir de manière raisonnée sur l’ensemble de la chaîne de production dans le but de proposer des vêtements durables, de qualité et responsables

Alors bien sûr, la perfection n’existe pas. Une marque parfaitement éco-responsable, à l’impact écologique totalement neutre ? Si tu en connais, présente-la-nous ! En revanche, tendre vers cette démarche, ça, c’est possible. 

P'tit Quiz

Fast-fashion, slow-fashion, autant de mots pour décrire des mouvements liés à l'industrie du textile... Et ce ne sont pas les seuls. As-tu déjà entendu parlé de la Smart-Fashion ? Voyons voir ce que ce terme évoque pour toi :

Une démarche éco-responsable, ça ressemble à quoi ?

Derrière le concept de marque dite « éco-reponsable », l’idée est de réfléchir à l’impact de chaque décision prise sur l’ensemble du cycle de vie du produit, de sa conception à sa fin de vie, autrement dit sa chaîne de valeur, en passant par les politiques de livraison et de retour. 

« 

Construire un projet qui a du sens avec une véritable valorisation de la chaîne de valeur prend du temps.

 »
 · 

Les co-fondateurs d'Izaure.

En quelques lignes ? 

C’est une responsabilité envers l’environnement au travers d’une conception qui favorise l’utilisation de matières premières naturelles, exemptées de produits nocifs, issues de l’agriculture biologique, recyclées ou encore peu gourmandes en eau (comme le lin et le chanvre). 

C’est un long travail de R&D sur la qualité d’un vêtement afin qu’il soit réellement adapté aux besoins des consommateurs et qu’il dure dans le temps. 

C’est également mettre en place une approche pédagogique permettant de guider les « consom’acteur.actrice » dans la découverte d’eux-mêmes afin qu’ils apprennent à mieux se connaître, à mieux cerner leurs besoins et ainsi mieux consommer (consommer ce qui leur ressemble). Cette approche permet de donner plus de chance au produit d’avoir une durée de vie plus longue et surtout de réaliser un meilleur investissement.

C’est aussi une production raisonnée, en circuit-court, qui permet d’une part de limiter les flux de transport et donc les émissions de CO2 et de l’autre, d’avoir une totale transparence sur le processus de confection. Et qui dit production raisonnée, dit également quantité limitée afin de s’assurer que l’on ne produise pas pour rien. 

Mais pas que. C’est aussi une responsabilité éthique avec des conditions de travail respectueuses de l'Homme où le savoir-faire est valorisé et où les vêtements sont vendus au prix juste pour une rémunération décente des ouvriers.

Et puisqu’une image vaut mille mots...

Et Izaure alors ?

Tu te demandes sûrement comment Izaure fonctionne maintenant. C’est simple. Chacun de nos choix est réfléchi pour tendre au maximum vers une démarche éco-responsable tout en répondant à tes attentes. 

On part donc du principe suivant : pour inverser la tendance, inversons la chaine de production.

Plus précisément : tu n’es plus étiqueté « consommateur » mais « consom’acteur » et tu deviens donc le créateur de tes propres vêtements. 

Maintenant, si tu es curieux et que tu veux découvrir en détails comment tu peux devenir un « consom’acteur » chez Izaure, jette un coup d'œil à notre Concept.

D’autres marques pour t’aider à consommer différemment

Tu t’en doutes bien évidemment : nous ne sommes pas les seuls à œuvrer pour cette cause. De nombreuses marques ont déjà pris le mouvement et on a envie de t’en partager quelques-unes pour te montrer que le changement a déjà commencé. Et comme on est sympas, on en a même testés pour toi. 

  • Hopaal : une marque française pour femme et homme qui propose des vêtements de qualité, durables et conçus à partir de matières recyclées. « J’ai testé et je valide 1000 fois ! » - Asma.
  • Asphalte : une marque française pour homme qui propose des pièces uniques, durables, créées avec la communauté et disponibles seulement en précommande. « Je voulais des vêtements durables et solides, j'ai trouvé du béton » - Maxime.
  • Et si tu en veux encore plus, on t’invite à aller jeter un coup d'œil chez We Dress Fair ou Klow, des marketplaces pour les marques éco-responsables.

P'tit Quiz

En résumé, une marque éco-responsable c’est quoi ?

On espère que tu l’auras compris : non, ce n’est pas qu’une mode. L’industrie textile est une des plus polluantes au monde, les ressources naturelles de notre planète sont mises à mal et les faunes et les flores en pâtissent sans pouvoir avoir leur mot à dire. Et qui peut agir ? Nous. Toi. Tout le monde. 

Si le concept d’éco-responsabilité se fait de plus en plus présent dans notre société, c’est que celle-ci s’éveille et que nous prenons conscience de l’urgence de la situation. Le secteur du textile étant fortement pointé du doigt, de nombreux acteurs, mastodontes de la mode ou petits entrepreneurs consciencieux, décident d’agir en repensant entièrement le système de production de nos vêtements. 

Mais comment être sûr que ce joli haut « éthique et durable » l’est réellement ? Pour ne pas tomber dans le piège du « greenwhasing », prends le temps de décortiquer les valeurs de la marque sur son site et sur ses réseaux sociaux. Bien que les labels et autres tests qualités soient là pour t’aiguiller, ils sont aussi un coût supplémentaire pour les entreprises et nombreuses sont celles qui ne peuvent pas se le permettre. Si ce sujet t’intéresse, on t’en dit plus dans notre article « C’est quoi au juste, un label éco-responsable ?.

La team Izaure.


Références :

Sources :

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